Résumé de la 6ème journée plénière du Réseau
"Vers des politiques communales de Santé",
Mons, le 11 juin 2005

«  La santé se gagne ou se perd à la maison, à l'école, au travail, là où l'on vit…  » selon la formule.

Oui, la santé est un enjeu capital et vital, non seulement pour l'individu mais également pour la société. C'est pourquoi les politiques de santé publique sont une priorité dans la gestion d'un pays ou d'une commune. D'ailleurs, comme le dit Chantal SADZOT, responsable du projet « Ville-santé » de La Louvière :  « l'échelon local (c'est-à-dire la ville, la commune) est un espace qui permet de produire plus de santé mentale, physique, sociale et de qualité de vie pour les individus qui y vivent  ». Ici, la santé est un moteur du développement local. D'où l'importance de débattre des différentes stratégies que l'on peut mettre en place pour améliorer la situation.

Lors de ce Colloque plusieurs pistes sont proposées et débattues :

•  Tout d'abord celle du projet "Ville-santé" qui est affilié au programme européen "Santé pour tous" de l'OMS (Organisation mondiale pour la santé), initié en 1986. Il s'agit de développer des réseaux nationaux, comme en Belgique qui compte maintenant 7 villes membres (Liège, La Louvière, Charleroi, Seraing, Huy, Bruxelles et Sambreville). Il assure la promotion des innovations et des modifications dans les politiques locales de santé publique. Une ville-santé veut répondre aux besoins essentiels des citoyens, attache une importance à la qualité de son environnement et chercher constamment à l'améliorer

Pour l'aboutissement et la réussite d'un projet ville-santé, il faut 6 points essentiels  :

•  un engagement pour la promotion de la santé

•  des prises de décisions politiques

•  des actions intersectorielles

•  la participation de la communauté

•  des innovations

•  des politiques saines de santé publique.

•  Le développement des communautés , concept élaboré au Québec. Il s'agit d'un processus de coopération volontaire, d'entraide et de construction de liens sociaux entre les résidents et les institutions d'un milieu local, visant l'amélioration des conditions de vie sur les plans physiques, social et économique.

•  Les recommandations françaises. En effet, en France, c'est la situation en zone rurale qui est préoccupante face notamment à deux facteurs :

- le vieillissement de la population

- la désaffectation des médecins et du personnel soignant .

Les solutions proposées sont les suivantes  :

•  Favoriser le transfert des méthodes et des outils mis au point à l'occasion du projet « santé en milieu rural » dans les régions qui n'ont pas été associées à cette démarche.

•  Compléter les outils de diagnostics dans le champ de la prévention en développant des approches sociologiques et/ou qualitatives qui explorent les dimensions culturelles spécifiques à chaque territoire.

•  Favoriser une meilleure articulation entre l'ambulatoire et l ‘hôpital.

•  Faciliter le maillage du territoire en mobilisant et revitalisant tous les acteurs (pharmaciens, élus locaux, nouveaux acteurs, etc).

•  Aménager le territoire en concertation avec les collectivités territoriales afin de palier aux risques de désertification de l'offre de soin en zone rurale.

•  Encourager les nouvelles formes d'organisation de la santé