Question parlementaire


Parlement bruxellois

Vente de l’Hôtel Brugmann

20 février 2006.

Question orale à Monsieur Charles Picqué, Ministre-Président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, concernant la vente de l’Hôtel Brugmann

Monsieur le Ministre,

Suite à la question orale posée par Madame Nathalie Gilson le 20 février 2006 et à votre réponse donnée ce même jour en commission de l’Aménagement, une autre question me vient à l’esprit.

Il me revient en effet que l’hôtel Brugmann, situé avenue Brugmann 52/54 à Forest, propriété de la Région depuis 1985, a été mis en vente publique mardi passé, le 21 mars 2006 à un prix de base de 900 000 EUR.

En 1991, d’après une réponse de l’honorable Ministre Thys, des travaux de rénovation et de décoration ont été effectués pour un montant de 59 323 754 francs belges, plus d’1 400 000 EUR, soit un montant supérieur au prix de vente de l’hôtel.

Par ailleurs, l’acquisition en 2003 de la Chapelle Sainte-Julienne pour 150 000 EUR afin d’accueillir la Commission Royale des Monuments et Sites montre encore, comme si cela était nécessaire, que la gestion financière du projet a, depuis le début, été plus que hasardeuse, puisque la Chapelle Sainte-Julienne, bien que classée depuis 1989, est toujours à l’état de chancre actuellement.

Pouvez-vous m’expliquer ce qui a justifié un prix de vente aussi bas, quand on connaît le prix payé lors de la rénovation et de l’aménagement intérieur de ce bâtiment ? N’y avait-il pas moyen de renoncer à la vente si le prix de vente était trop bas ou de renoncer à la vente tout simplement ? N’y avait-il pas moyen de donner aussi le bâtiment en location afin de rentabiliser l’investissement de départ et les frais de rénovation effectués ?

Je vous remercie.

Danielle CARON,
Députée bruxelloise.

 

Réponse de M. Charles PICQUE, Ministre-Président, à la question orale de Danielle CARON

En tant que pouvoir public, nous sommes tenus de respecter l’ordonnance relative à l’aliénation d’immeubles domaniaux.

Nous sommes donc tenu de vendre le bien au plus offrant, le prix de base ayant été fixé par le Comité d’Acquisition d’Immeubles, soit 900 000€ dans ce cas-ci.

Ce prix est principalement fixé en fonction de la situation du bien, de son affectation et de sa superficie.

Le candidat acquéreur, la société Food & Wine academy, en est devenu le nouveau propriétaire pour la somme de 1 400 000€. C’était le candidat le plus offrant qui souhaitait acquérir la demeure pour en faire un lieu de dégustation et de cours de cuisine.

Par ailleurs, comme je l’avais mentionné à Madame Gilson, il s’agit d’une vente qui a été décidé sous le Gouvernement précédent et qui devait servir à financer d’autres projets régionaux. Il ne s’agissait donc pas de mettre ce bien en location ou de renoncer à la vente.